Ses prétentions inquiétèrent l’évêque de la cité qui s’en plaignit au comte de Toulouse. cit., p. 286. Une cinquena se trouvait aux mains de quatre copartageants : Raibaud Itier, les fils de feu Raymond de Mornas, Bertrand Itier et Bertrand Alfant. En 1265, l’évêque ne contrôlait que la moitié de la seigneurie, le comte de Toulouse le sixième, et le reste (le tiers) appartenaient à des héritiers des vicomtes de Cavaillon174. 2124, fol. Enfin Guillaume Elzéar (Elisiardi), chevalier avignonnais mentionné en 1215, est probablement l’un des « enfants d’Elzéar » (Ibid., p. 298). Question 2 - Montrer qu'il s'agit d'un paysage agricole. 106 Selon l’enquête de 1253, alors que le comte possédait dans ce village toutes les justices (omnes justicias), seul le huitième du ban lui échappait : tamen milites de Rocha percipiunt in ban-no territorii VIII partem tantum (B.M. À Sorgues, les choses se présentaient différemment comme le révèle une sentence arbitrale du 8 avril 1212. 1- Le Comtat Venaissin est spécialisé dans les productions fruitières, maraichères et viticoles. La justice était souvent exercée par le biais d’un juriste professionnel qui tenait des assises dans le village. 37 Layettes du trésor des chartes, éd. 112 Ibid., AA 1, fol. Monographies des villes et villages de France de Micberth, 1990, réimp. 50v-56v, 115r-115v. 410 (20 janvier 1265, n. st.). Catalogues d’actes, Thèse de doctorat, Université de Provence Aix-Marseille I, 2000, p. 102, n° 266 (1er juillet 1252), p. 107, n° 282, 283, 284 (4 et 6 mars 1258). cit., p. 133). Selon É. Les deux groupes se distinguaient notamment dans le domaine fiscal. On peut ainsi faire l’hypothèse que le consulat du ban, en se maintenant, servit de socle aux institutions communales. cit., p. 632-637. Les profits étaient redistribués aux coseigneurs au prorata de la part qu’ils possédaient, ce qui permettait la coexistence de coseigneurs de rang différent. Certains consulats reflétaient avant tout le pouvoir d’un groupe seigneurial qui constituait un corps politique autonome. 8r, 99v). 58Même à la fin du Moyen Âge, l’histoire des familles aristocratiques reste déterminante pour comprendre l’évolution des structures seigneuriales. Bien qu'ils eussent cessé de résider dans le pays en 1376, ils le gardèrent néanmoins jusqu'à la Révolution française, en se faisant représenter à Avignon par un vice-légat, et dans le comtat Venaissin par un ecclésiastique d'un rang moins élevé qu'on appelait recteur. 43 M. Zerner, Le cadastre, le pouvoir et la terre. 3. H. Dubled, Histoire du Comtat Venaissin, Carpentras, 1981. et L. Loubet, Carpentras et le Comtat Venaissin, coll. Vers 1215, selon les déclarations faites lors d’une enquête, le pouvoir épiscopal s’était imposé sur la cité, à l’exception du faubourg de Géraud Adhémar qui échappait à son emprise, pour peu de temps. Antoine d’Ancézune détenait la moitié du péage à sel, alors qu’il y avait une vingtaine de seigneurs pariers en 1306206. cit., p. 133. Ainsi, en dépit du nombre important de coseigneurs, ceux-ci faisaient bonne figure parmi les feudataires du Comtat Venaissin. ... organisation de bienfaisance régie par le paragraphe 501(c)(3) du code fiscal des États-Unis. VII. 154 Ils étaient au service de Jacques de Sabran, Pierre Amic, Guy de Saint-Martial et Roseline de Grasse-Bar (ADV, 3 E 38/73 bis, fol. El Comtat Venaissí (en occità: lo Comtat Venaicin o la Comtat i antigament lo/la Comtat de Venissa) és una regió històrica d'Occitània, entre el Roine, Mont Ventoux i Durença, comprenent les villes de Cavalhon, Carpentràs i Vaison, bé que la ciutat principal és Avinyó.Actualment és integrada en el departament de la Valclusa, a la regió de Provença-Alps-Costa Blava. la note suivante). Carpentras, ms. 557, fol. Pour distinguer les homonymes, les surnoms ne suffisaient pas et le notaire devait souvent indiquer le nom des pères44... Cet effectif serait déjà important pour une ville, or Venasque n’était qu’un village. 398, novembre 1226). En revanche, certains consulats ruraux purent se maintenir pendant quelques décennies, et parfois plus longtemps encore. 2 et 3 Décrivez … Dans plusieurs documents, les mots consules et domini sont véritablement interchangeables72. 10 Au sujet de ces différents seigneurs de Valréas, voir Cartulaire de la commanderie de Richerenches, p. liii-lxxxiii et É. Le Comtat Venaissin repose sur des cultures maraichères et fruitières de qualité. Tout naturellement, ce «modèle avignonnais» exerça une influence sur les consulats voisins. Ce dernier tiers fut sûrement conservé dans le domaine pontifical : Jean de Baux, seigneur de Camaret, en fit hommage en juillet 1363 (ADV, B 6, fol. cadarosse. Expliquez le fonctionnement du Comtat Venaissin, en recourant à différents niveaux d'échelles. cit., p. 33). En 1269, on comptait cent-neuf feux dans le premier (in majori brevi), et dix-huit feux à peine dans le second (in parvo brevi)138. Pendant cette période, les dix familles principales, représentées par plusieurs coseigneurs, étaient les de Venasque, de Saint-Nazaire, Itier, de Turre Veteri, de Villeneuve, de Montseren, Raynoard, de Malemort, de Saint-Paul et de l’Isle. 80r-86v (1er octobre 1272). 38 Confitemur et in veritate recognoscimus vobis Ermitano, nomine vestro et nomine uxoris vestre Aude, et vobis Willelmo Raimundo de Avinione, et Bertrando de Jocone, et vobis Raymbaudo de Anceuna, et Willelmo de Anceuna, et Raimundo fratribus, et Petro de Cadarossa, et Willelmo de Cadarossa, et vobis Bertrando de Cadarossa et Poncio Jarente fratribus, et Bertrando de Sancto Pastore, et Guarino de Lers, et Beatrici de Bello-Monte, et Raymbaudo de Mamolena, dominis Cadarosse [...] (Layettes du trésor des chartes, II, n° 2455, p. 319-321). La coseigneurie n’était plus que résiduelle mais elle semble s’être maintenue. Depuis le travail de Florian Mazel, le fonds Simiane des Archives nationales a été reclassé. 26r (4 avril 1404). À l’inverse, comme nous l’avons évoqué à propos de Richerenches, il existe des coseigneuries où la dynamique de fractionnement entraîna un affaiblissement des familles seigneuriales. En revanche, la part de Bertrand de Sabran est complexe : le tiers moins le tiers et le cinquième du douzième de Rochegude, soit 129/540 (Regeste dauphinois, V, n° 24788, col. 4-5, 1er avril 1330). 2.) On apprend ainsi que le dominium castri était divisé en deux quartiers : le bref (breve) supérieur et le bref inférieur. En revanche, la coseigneurie semble bien être la situation dominante dans cette région. 398, novembre 1226). 23r). 36L’éphémère consulat de Cavaillon, regroupant chevaliers et prud’hommes, fut capable en 1241 d’édicter de nouveaux statuts. 189 Isnard Voute est attesté dès 1375 parmi les habitants de Caderousse (ADV, 3 E 22/10, fol. 393 (cahier, fol. Les transformations qui eurent lieu à Noves sont frappantes. Carpentras, ms. 562, fol. 84 In villa de Insula dominus comes habet domum suam et totam juridictionem et omnia ad merum et mixtum imperium pertinentia, excipitur tamen quedam particula modica et multum intricata que ad quosdam milites qui non vendiderunt jus quod habebant in juridictione dicitur pertinere (B.M. Elle facilitait l’intégration de nouveaux venus dans le milieu seigneurial. 179v (23 juillet 1399 : payement des lods et trézain au trésorier du Comtat). Le sort précis des deux autres tiers reste à établir. 30Sa grande caractéristique est que les consuls, au nombre de trois et quelquefois de six, étaient exclusivement issus des familles de coseigneurs (et non de simples chevaliers). Le village entra dans la pleine seigneurie d’Alphonse de Poitiers100. Les fastes consulaires d’Avignon comprennent des personnages comme Audibert de Noves (consul en 1205-1206), Pierre-Hugues de Barbentane33 (consul en 1197-1198 et 1208-1209), Humbert d’Aurons (consul en 1211-1212), Guillaume de Boulbon34 (consul en 1211-1212), Guillaume de Saint-Saturnin (consul en 1195-1196) et Pierre de Saint-Saturnin (consul en 1223-1224)35. Tel est le cas pour Venasque documenté à partir des années 1220. cit., p. 286). Paris est à 2h40 au départ de la gare TGV d’Avignon et l’aéroport international de Marseille ou Nîmes à tout juste 1h. À Vedène, il existait un bref des Raynoard qui n’appartenait déjà plus uniquement à cette famille140; d’autres coseigneurs se partageaient la moitié de la juridiction sur le village : les de Vedène, de Podio Calvo et Geoffroy141. 21v-22v, 25v (1412). lat. 50 B.M. 44Le Venaissin apporte donc une documentation originale sur la diversité des consulats et leur évolution contrastée. Le chevalier Guillaume de Sors (ou mieux de Sos) fut notamment consul en 1210-1211 et 1214-1215 (Ibid., p. 260, 261, 298) Le chevalier Vairanus fut consul en 1213-1214 et 1223-1224 (Ibid., p. 261, 263, 298) ; il était en fait frère de Guillaume de Soz (Cartulaire du chapitre de Notre-Dame des Doms, p. 182). La balade à vélo autour du canal de Carpentras est un circuit incontournable pour celui qui souhaite découvrir et comprendre le Comtat Venaissin. Dès 1252, l’universitas de L’Isle était représentée par deux syndics, formule qui s’imposa82. L. Barthélemy, Inventaire chronologique et analytique des chartes de la maison de Baux, Marseille, 1882, n° 335, p. 95 (sous l’année erronée 1247). 157 Voir les exemples concernant notamment Hugues de Caderousse en 1285 et 1302 (Ibid., p. 88-90). En 1399, il fit l’acquisition à Ménerbes auprès du coseigneur François d’Apt d’une maison avec cour contiguë située dans le quartier Supra fortalissium, ainsi que des cens et des terres, pour une somme totale de 260 florins202. Quand elle prend fin, on ne retrouve qu’un seul consul, aidé par un capitaine pour les questions militaires. Au lieu d’ouvrir le consulat aux prud’hommes, les coseigneurs préférèrent faire corps avec les nobles non feudataires et continuer à se démarquer des «populaires» dont le pouvoir était grandissant. Pour d’autres fiefs, le morcellement était particulièrement avancé comme pour Vinsobres qui comptait dix-huit coseigneurs vers 128119. Voir la vidéo. 121 ADV, AM Venasque, BB 15, fol. 185 Archives nationales, 504 AP 2, fol. Les deux familles les plus représentées étaient les de Caderousse et les d’Ancézune. 5Le cartulaire des templiers de Richerenches est l’une des rares sources qui permet de reconstituer en détail le morcellement d’une seigneurie pour une haute époque6. 397 (novembre 1226). On peut citer par exemple l’achat du douzième de la cinquena de Guillaume Rican pour 14 livres (en 1272), ou encore de la trente-deuxième part de la cinquena Sancto Paulo, acquise pour 18 livres en 128856. C’est à une lente érosion que l’on assiste, à un phénomène de «normalisation» : les coseigneuries pléthoriques se raréfient alors que les coseigneuries étroites deviennent prépondérantes; quelques-unes apparaissent même. Du fait des revenus du péage portant notamment sur le sel remontant le Rhône, la coseigneurie était particulièrement prospère39. cit., p. 93 n. 1). Seul le comte méritait le nom de seigneur; les anciens coseigneurs s’étaient fondus dans la masse des chevaliers. 125 B.M. J. de Font-Réaulx, Valence, 1950, n° 34, 35, 36, p. 26-27, n° 71, 72, p. 49-53. 65Au terme de cette approche régionale, la coseigneurie apparaît comme une modalité essentielle du système féodal. cit., p. 524-527). 25Un acte de 1254 concernant Chamaret, en Tricastin, permet d’assister à un autre type de remembrement59. cit., qui comporte une liste des consuls (p. 625-643) et L.-H. La-bande, Avignon au xiiie siècle... cit. Le parcours du notaire Raymond Voute illustre ces évolutions. 98 Gallia christiana novissima. Pour l’exercice allant de juin 1356 à juin 1359, tous frais déduits, le notaire de la cour put récupérer 156 livres 4 sous 10 deniers au nom de la mense épiscopale, tandis que les huit coseigneurs laïques, à l’importance très variable, se répartirent entre eux 108 livres 4 sous 2 deniers63. L’espace du castrum, le terroir et les propriétés furent partagés en deux : une part fut attribuée aux frères Guillaume et Raymond de Chamaret et à leurs neveux, l’autre échut à Guillaume Armand de Mirmande et Raymond Loup. cit., p. 135). Le deuxième tiers était à Guillaume Bertrand, fils du susdit Pierre de Turre Veteri. Although somewhat reduced now, this territory under study allows a demonstration of the extent of the phenomenon of seigneurial divisions, which peaked in the 1th to 13th centuries. 141 Ceux qui répondirent à l’enquête de 1253 furent les chevaliers Raymond et Pierre de Vedène [tous deux fils de feu Trimond de Vedène], Guillot avec son frère Guillaume Geoffroy, Bertrand de Podio Calvo [fils de feu Bertrand de Podio Calvo] et Raymond de Vedène. Les officiers seraient nommés en commun. 158 Ibid, p. 84-88. Vaporisateurs à fines gouttelettes. De façon étonnante, les Raynoard ne sont pas mentionnés en 1253, et n’apparaissent pas non plus dans les hommages faits en 1251 à Alphonse de Poitiers (voir note suivante). Le Comtat Venaissin, cet état pontifical, indépendant de la France de 1275 à 1791, et aux profondes racines occitanes grâce au Marquisat de Provence, attaché aux comtes de Toulouse, renait de ses cendres, en ce début de XXIème siècle. Avignon, éd. Tantôt les coseigneurs formaient une cour commune, tantôt ils disposaient de leur propre bayle, contrôlant les hommes et les terres qui dépendaient d’eux. En première hypothèse, cela semble surtout vrai pour les nobles de moindre rang, comme on le constate dans les coseigneuries fractionnées de Venasque, Lagnes et Ménerbes en particulier. 107 B.M. B.M. 203 ADV, 3 E 38/31, fol. Durant la seconde moitié du xiiie siècle, les consuls de Venasque restèrent ainsi l’émanation des seuls coseigneurs et cherchèrent à empêcher l’organisation politique des habitants. Les coseigneurs perdurèrent après l’acquisition du fief par les papes, en 131712. 133 Archives nationales, M 565, dossier 3 ; F. Mazel, La noblesse et l’Église...IV. T. Benoist-Dartigues, Mazan au temps des Astoaud, Retronchin, Sade, du xiiie au xvie siècle, Avignon, 1993, p. 137-158, 180-181, 197-203. Depuis le début du consulat de Sorgues, situé soixante-dix ans auparavant (donc depuis les environs de 1142), les coseigneurs97 en étaient exclus et les consuls se recrutaient uniquement parmi les chevaliers et les prud’hommes. Pour compléter son pouvoir, le baron fit des achats auprès de chevaliers que l’on pourrait considérer comme des coseigneurs déchus. À Mormoiron également, de tels abandons de droits eurent lieu. Le résultat est spectaculaire : son fils Isnard Voute189, au moment de l’enquête de 1414, possédait tout simplement la plus grande propriété connue du Comtat190! 58 Gallia christiana novissima. 434 (cahier, fol. cit., p. 25). Là aussi, le sénéchal en avait profité pour les spolier de la totalité de leur droit. Le Comtat Venaissin comptait environ cent treize villes, villages et hameaux au milieu du xive siècle. Carpentras, ms. 561, fol. I. Si l’on ajoute les nombreuses acquisitions de biens fonciers et de droits (notamment sur les fours) faites par les évêques, on peut conclure que la coseigneurie avait disparu dans la micro-cité épiscopale au milieu du xiiie siècle15. cit., p. 16-17. De plus, il s’implanta dans deux coseigneuries voisines. 68 V. Laval, H. Chobaut, Le consulat seigneurial de L’Isle-en-Venaissin (xiie-xiiie siècles), dans Mémoires de l’Académie de Vau-cluse, 2e série, 13, 1913, p. 1-42. 5). cit., n° 3, p. 4 (1101-1105). de qui il s’agissait. 481 (1228), 482 (1229), 483 (1242)). Carpentras, ms. 557, fol. La spécialisation maraîchère de l'activité agricole du Comtat Venaissin bénéficie d'un savoir-faire pluriséculaire en matière d'agriculture et de maîtrise de l'irrigation. Deux châteaux se faisaient ainsi face dans un village qui était pourtant très modeste : en août 1380, un parlement ne réunissait que trente-quatre habitants (3 E 70/504, fol. Carpentras, ms. 557, fol. 2. L’hommage de 1236 des coseigneurs au comte de Toulouse clôt cette phase consulaire89, la même année donc que prit fin le consulat de L’Isle. Dans ce cas, la division n’était pas subie, mais délibérée comme si l’on voulait aboutir à deux seigneuries unitaires mitoyennes. cit., p. 83, n. 1). Il s’agit d’un exemple supplémentaire de consulat du ban. Voir aussi des actes similaires : Ibid., p. 293, no 296 (24 octobre 1261), p. 138, no 395 (21 août 1276). Contraint d’abandonner la charge de podestat d’Avignon, il passa un compromis avec les coseigneurs de L’Isle. Le Comtat Venaissin. cit., p. 12. 24 [...] nos Raimundus de Orgone, Petrus de Novis, Isnardus de Novis, Berengarius de Novis, Rostagnus de Novis, Bertrandus de Ca-bannis, Raimundus Jusberni, B[ertrandus] Elisiardus, Audebertus de Novis, Alfantus de Novis, Raimundus de Avinione, Dalmatius de Novis, Ugo de Novis, Cabannas et Is[nardus] nepos ejus, , omnes pariter [...] ». 137 Pour le détail du partage du pouvoir, voir H. Dubled, Le domaine comtal dans le diocèse de Vaison au temps d’Alphonse de Poitiers, dans Provence historique, 20, 1970, p. 11-24, ici p. 13-16, 18. cit., n° 159, p. 146. G. Butaud, Entre le séjour et l’intégration : les officiers étrangers en Comtat Venaissin (1352-1433), dans A. Jamme, O. Poncet (éd), Offices et papauté (xive-xviie siècle), Charges, hommes, destins, Rome, 2005 (Collection de l’École française, 334), p. 741-759 : p. 758. 63 Voici le détail des sommes distribuées aux coseigneurs : le damoiseau Bertrand de Boulbon, pour le sixième de la coseigneurie, 44 l. 1 s. 6 d. ; Geoffroy et Raymond de Barbentane, et Guillaume Cabassole, pour le huitième, 33 l. 13 s. ; Guillaume de Real, chevalier, pour le seizième, 16 l. 10 s. 6 d. ; Guillaume Geoffroy, pour la trente-deuxième part, 8 l., 5 s., 6 d. enfin Bérenger de Boulbon et les héritiers de Jean Venarii, pour la quarante-deuxième part, 6 l. 5 s. 11 d. (D. Williman, Letters of Etienne Cambarou, camerarius apostolicus (1347-1361), dans Archivium historiae pontificae, 15, 1977, p. 195-213 ; ici p. 209-210). 7Au sujet de l’autre moitié du territoire de Richerenches, Hugues de Bourbouton donne le détail du fractionnement afin d’aider les frères templiers à recomposer la seigneurie. Il est probable cependant que cette dissymétrie soit en partie due aux approximations du compte rendu d’Hugues de Bourbouton, certaines divisions intra-familiales lui échappant. Les Trimond tirent leur patronyme de « Trimond de Védène », mentionné avec ses frères comme seigneur en 1129 (Ibid., n° 114, p. 124). On remarque par ailleurs que les officiers comtaux n’étaient pas les seuls à mettre en danger le pouvoir de la communauté sur le ban; certains particuliers devançaient leurs souhaits en cédant leur droit. Synthèse : Décrivez et expliquez le fonctionnement de l'espace agricole du Comtat Vanaissin. Une éclipse documentaire nous empêche de suivre les évolutions institutionnelles de Venasque. Ils disposaient d’une bulle commune et avaient le droit d’instituer des notaires156. À Gordes, ce fut Guirand (VI) de Simiane, seigneur d’Apt et de Caseneuve, qui s’imposa sur le village grâce à deux transactions : l’une de 1252 lui réservant la justice de sang et l’autre, de 1258, entérinant la fin du consulat mais aussi celle de l’universitas, en échange de la concession de franchises132. Pour en saisir la nature, il faut prêter une attention particulière au groupe seigneurial qui peut quelquefois le contrôler exclusivement, tandis qu’ailleurs le consulat était mixte et égalitaire. Les arbitres décidèrent d’exclure les prud’hommes du consulat, mais ceux-ci bénéficièrent néanmoins de concessions : ils furent exemptés de deux redevances en gerbes et en raisin; le paiement des banniers fut à la charge des consuls, enfin, l’argent des tailles serait dorénavant confié à deux chevaliers (ou fils de chevaliers) et deux prud’hommes. Les espaces productifs sont des espaces aménagés pour développer des activités économiques et produire de la richesse. Méthamis constitue donc un cas de figure remarquable, où une «institution fossile», comme l’était le consulat du ban au xive siècle, put se maintenir en devenant représentative de toute la population villageoise. En Venaissin, il exista au xiiie siècle un modèle de consulats seigneuriaux, dont l’importance a été négligée jusqu’ici, et qui se diffusa en particulier dans la région de Venasque. Sur le consulat de Monteux, voir en outre B.M. 9L’intensité du fractionnement seigneurial autour de Richerenches est exceptionnelle et ne peut être généralisée. cit., p. 285. 25 [...] et ex alio latere, inter dominos de Sancto Saturnino, videlicet, Laugerios de Insula et Retrannos de Avinione et infantes Guillelmi de Sancto Saturnino et nepotes eius et Guillelmum Malvicini et infantes Elisiardi et Guillelmum de Sors et Vayranum et Raysosum et Ribaltam (Cartulaire du chapitre de Notre-Dame des Doms, éd. Les chartriers épiscopaux (comme celui de Carpentras) et les fonds communaux sont de plus en plus riches. Par ailleurs, Draconet de Montauban était vassal du comte de Toulouse pour le quart de Pierrelatte (A. Lacroix, L’arrondissement de Montélimar, VII, 20-21 ; U. Le comte exerçait en effet toute la haute et basse justice et le bannum, à l’exception seulement d’un huitième du ban qui était tenu par Raybaud de Faucon146.