Au point que l'absence ou la présence d'ossements de porcs peut servir à identifier les sites d'Israélites de ceux d'autres peuples : The Archaeology of Israel: Constructing the Past, Interpreting the Present, The Rural Community in Ancient Israel during Iron Age II, Pour une présentation des tendances récentes sur les études de la religion de l'Israël antique, voir, Religious Diversity in Ancient Israel and Judah, Présentation utile des débats sur l'émergence du monothéisme dans, A. Lemaire, « L'émergence du monothéisme en Israël avant l'Exil », dans, Voir les articles de J. Assman et E. Hornung dans, Theology and Worship in Canaan and Ancient Israel, Witchcraft, Magic and Divination in Canaan and Ancient Israel, J. C. Greenfield, « Bible hébraïque et littérature cananéenne », dans, Données archéologiques sur l'Exode et Moïse, Données archéologiques sur les premiers Israélites, débats sur les modalités de l'apparition de cette entité, Données archéologiques sur David et Salomon, Données archéologiques sur Omri et les Omrides, Données archéologiques sur la communauté juive d'Éléphantine, Portail Israël antique et Juifs dans l’Antiquité, Portail de la culture juive et du judaïsme, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Israël_antique&oldid=178474904, Article contenant un appel à traduction en anglais, Page utilisant une présentation en colonnes avec un nombre fixe de colonnes, Portail:Israël antique et les Juifs dans l'Antiquité/Articles liés, Portail:Proche-Orient ancien/Articles liés, Portail:Civilisations asiatiques/Articles liés, Portail:Religions et croyances/Articles liés, Portail:Sciences humaines et sociales/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, « Israël est dévasté, sa semence n'est plus », selon les opinions les plus anciennes et répandues, reposant notamment sur les interprétations des fouilles de, selon le courant « minimaliste », dont le principal promoteur est. Il est cependant probable que ces textes reposent sur d'autres textes existant dans l'Antiquité, en particulier historiographiques, et les points communs entre la littérature biblique et les textes littéraires et religieux d'Ugarit illustrent l'existence d'un fonds littéraire « cananéen » auquel les deux appartiennent et qui devait comprendre une vaste littérature disparue depuis[211]. L'écriture est de plus en plus utilisée au fil du temps, comme l'illustrent les attestations de plus en plus nombreuses de documentation écrite à partir du VIIe siècle, notamment sur des sceaux et des ostraca, les supports périssables comme le papyrus ou le parchemin ayant disparu sauf exceptions. Les espaces résidentiels des sites urbains de l'Israël antique sont situés dans des quartiers souvent agencés de façon peu ordonnée, à moins qu'ils n'aient fait l'objet d'une planification les ayant organisés autour de larges artères[133],[134]. Les collèges cultuels (marzeaḥ) évoqués dans plusieurs passages bibliques renvoient à des institutions similaires d'Ugarit qui ont pour fonction de faire des banquets funéraires dédiés aux défunts, et pourraient avoir le même rôle en Israël. L'apport des découvertes archéologiques et épigraphiques a été essentiel pour la reconstitution de l'histoire politique de l'Israël antique, en éclairant les textes « historiques » de la Bible hébraïque. Mt Hermon. Il est parfois avancé que la Judée a été d'abord soumise à la Samarie, mais cette proposition manque de preuves. Dans les champs, la principale plante cultivée est l'orge, mais les légumineuses (pois chiches, lentilles) et le lin occupent une place importante ainsi que divers types de légumes plantés dans de petits jardins (oignons, poireaux, melons, etc.). Elles énoncent des règles à suivre pour le bien de la société et dans le respect de Dieu[218]. Ces évolutions ont sans doute favorisé progressivement un début de spécialisation des terroirs dans certaines productions[135]. Les récits relatifs aux implications des rois de Juda dans le commerce international sont absents de la Bible, mais le développement de sa partie méridionale durant le VIIe siècle pourrait être lié à une plus grande intégration dans les échanges à longue distance, en direction de la côte mais aussi des cités de l'Arabie du Sud[146]. C'en est fini du royaume du Nord[67]. Les rédacteurs de la Bible hébraïque concevaient le passé de leur peuple comme reposant autour de plusieurs figures fondatrices, en particulier Moïse, mais aussi Abraham et d'autres « Patriarches », qui auraient établi les fondements politiques, sociaux et religieux de leur communauté autour de l'Alliance avec le dieu national Yahweh. Disposant de leur propre Bible, ils vont en déclinant tandis que les Juifs prospèrent car, selon Mario Liverani, leurs traditions religieuses et historiographiques n’avaient pas la même solidité[100]. La population de Benjamin aurait diminué légèrement au Ve siècle, et avec elle la population de la Judée (autour de 30 000 habitants). La période de la domination perse qui débute en 539 voit le retour à Juda d'une partie de la communauté exilée (période « post-exilique »). Beaucoup concernent les comportements qui pourraient entacher d'impureté ceux qui les suivraient (par exemple les interdits alimentaires)[121]. Le roi idéal connaît la Loi de Yahweh et la fait appliquer, il est juste, protège la veuve et l'orphelin[103]. Selon les tendances « minimalistes », c'est sous le règne du premier que cette entité serait devenue un véritable État[69]. Cet exemple n'inspire pas la soumission à Ézéchias, lui aussi appuyé par des incitations égyptiennes et agissant de concert avec les autres rois voisins restés indépendants : il décide à la mort de Sargon de ne pas verser de tribut à son fils et successeur Sennachérib. On connaît aussi quelques poids en métal (bronze et fer) présentant des formes variées (cubes, animaux, ou simplement en demi-sphère). C'est en effet dans cette communauté post-exilique que se concrétisent les évolutions théologiques entamées en Babylonie durant la période de l'Exil, en particulier avec l'affirmation du courant sacerdotal, qui influence une grande partie de la Torah qui connaît une importante phase de rédaction à cette période, la plus importante selon les interprétations courantes de l'histoire du texte biblique (même si sa canonisation est plus tardive)[92]. B10 Israël au temps de Jésus Aucune vidéo n'est disponible pour cette sélection. De nombreux sites, documents de catéchèse ou de culture religieuse, désignent la terre d’Israël au 1 er siècle sous la dénomination de « Palestine », mentionnée en particulier dans les titres des cartes ou le contexte du pays où Jésus Christ a vécu.. En plus de leur rôle divinatoire, on leur attribue des capacités miraculeuses dues à leur lien privilégié avec Yahweh : le Livre des Rois rapporte des cas de guérisons de malades, de résurrection de morts, de multiplication de pains et d'huile, de pluies après une sécheresse, etc.[194],[195]. Un autre type de site cultuel apparenté est constitué d'une simple pièce (liškāh). ; certaines prières sont de type pénitentiel[187]. En revanche la situation interne de Juda semble plus stable, permettant au roi Achaz d'être plus ambitieux que ses prédécesseurs en initiant des conflits contre Damas et Israël. Les Livres des Rois, écrits par des scribes judéens, relatent avec plus ou moins de détail les faits relatifs aux rois d'Israël et de Juda au IXe siècle, étant surtout intéressés par les leçons théologiques à tirer de leurs agissements et procédant donc à des réécritures des événements de la période, sans doute à partir de chroniques plus anciennes. Sauf précision contraire, les dates de cette page sont sous-entendues «, La version du 11 février 2013 de cet article a été reconnue comme «, Les fouilles archéologiques des sites de l'Israël antique, Origines : émergence et ethnogenèse d'Israël, L'émergence de l’État et la monarchie unifiée, La formation et le développement des royaumes d'Israël et de Juda, La période de l'expansion assyrienne et la chute d'Israël, La période de l'exil et le début de la constitution de la diaspora, Organisation administrative et judiciaire, Les plus anciens manuscrits, qui datent très probablement de la fin du. Quelques poids portent la mention de noms propres, peut-être la marque de leurs propriétaires ou de l’officiel chargé de garantir sa fiabilité. Ils encadrent une administration chargée de la police dans leur ville et circonscription (avec peut-être plus largement un rôle militaire), de la justice, et la gestion de l'organisation économique de l’État. Des structures collectives y ont été dégagées, notamment de vastes espaces de pressage d'olives ou de raisins, ainsi que des greniers et silos à grains, et les terrasses de culture qui sont manifestement le produit d'un travail collectif. Le commerce local devait cependant exister, notamment dans les « bazars » (hûsôt), dont des exemples ont été dégagés à Tel Dan et Ascalon. Le plan tripartite du temple correspond en tout cas à ce qui est connu pour d'autres temples du Proche-Orient antique qui ont été fouillés : une fois passée la porte d'entrée à piliers, se trouvait un vestibule (ʾûlām) servant de séparation entre l'espace public et l'espace sacré, puis la Demeure (hêkāl) où se déroulaient les rites, et enfin le « Saint des Saints » (dĕbîr) où reposait l'Arche de l'Alliance, sorte de coffre en bois couvert d'or qui aurait été construit à l'époque de l'Exode et symbolise la présence de Yahweh dans son temple, considéré comme sa résidence terrestre. La stèle de Mesha indique que Moab se libère de l'influence israélite, puis celle de Tel Dan révèle sa défaite, sans doute face à Hazaël de Damas, qui a peut-être soutenu le coup d’État de Jéhu. Ce terme est parfois utilisé pour désigner les Israélites postérieurs, et sert de nos jours à désigner leur langue, l'hébreu[33]. Le relief accidenté des hautes terres rend difficile le développement d'une agriculture sur une vaste zone[26]. L'oniromancie (interprétation des rêves) est répandue et apparaît dans plusieurs récits bibliques. De telles tombes ont par exemple été découvertes à Jérusalem dans le quartier de Mamilla, sur le site du Ketef Hinnom et au nord de la porte de Damas. Le prophétisme a revêtu une grande importance religieuse et politique dans les pays d'Israël et de Juda, et il est bien connu en particulier via les livres prophétiques. Un troisième modèle est celui de la révolte interne, qui postule une évolution des indigènes des hautes terres sans apport extérieur. Elles sont ancrées dans l'héritage agricole et pastoral de la société israélite mais ont reçu à la période post-exilique un sens supplémentaire, de commémoration d'un événement remarquable. S'ils frappent ou maudissent leurs parents, ils sont passibles de la peine de mort. Certes il repose souvent sur des faits ayant effectivement eu lieu, mais qui sont plus ou moins réinterprétés au prisme de la réflexion et des projets théologiques (voire politiques) des auteurs bibliques. D'autres officiers militaires connus pour le royaume d'Israël semblent avoir été des soldats professionnels servant d'unité d'élite ou pour l'encadrement des troupes (les « cadets des gouverneurs », les « officiers de l'armée »)[111]. Des inscriptions royales provenant de royaumes voisins d'Israël et de Juda ont plus récemment apporté des informations complémentaires, comme la stèle de Tel Dan rédigée par un roi de Damas, et la stèle de Mesha roi de Moab[21]. Une bonne partie de ces lois a été réinterprétée ou formulée dans le contexte de la période post-exilique et des volontés de former et préserver l'identité des Israélites (interdiction de l'union avec des femmes étrangères, circoncision, pratiques alimentaires)[117]. Elle nous dit ce que pensaient les rédacteurs du texte, pas forcément l'avis de la majorité des populations des territoires d'Israël, Juda ou Samarie. L'attitude des Babyloniens vis-à-vis de la région conquise n'est pas claire : certains pensent qu'ils ont établi une administration active à Miçpa, d'autres qu'ils ne se sont pas vraiment souciés du pays après sa conquête[83]. Il s'agit d'une installation cultuelle très répandue, généralement à ciel ouvert (mais pas forcément tout le temps), sur des sites en hauteur. La combinaison de ces différentes cultures aux rythmes différents sur un même terroir rend l'année agricole très chargée, comme l'illustre le « calendrier de Gezer », inscrit sur une tablette du Xe siècle, qui débute vers septembre : deux mois de récolte des olives, deux mois de plantation et deux mois de plantation tardive, puis un mois de cueillette du lin, un mois de récolte de l'orge, un mois de moisson, deux mois de taille de la vigne, un mois pour récolter les fruits d'été. La recherche ne retient plus désormais l'hypothèse documentaire qui proposait quatre sources à la Torah (document jahviste J, document élohiste E, document deutéronomiste D et document sacerdotal P) mais en a conservé les fondements idéologiques (la composition d’une histoire nationale à des fins politiques) et le principe de plusieurs remaniements et plusieurs couches d'écritures par des auteurs ou des écoles différentes, révélant les préoccupations de diverses périodes et tendances (l'approche « historico-critique »)[5],[6]. Une écriture propre aux Israélites se développe vers le Xe siècle à partir de l'alphabet phénicien (ostracon de Khirbet Qeiyafa). 47 et 48 (au temps du millénium) La terre de Palestine appartient-elle à Israël ou aux Palestiniens [Bibliquest ; 10Ko] La première attestation d'une entité nommée Israël se trouverait dans la Stèle de Mérenptah datée des environs de 1207, qui mentionne parmi les populations vaincues par le pharaon un groupe appelé « Israr » (Ysrȝr en transcription des hiéroglyphes) vivant en Palestine, qui est communément identifié à Israël, mais dont la localisation exacte ne peut être déterminée[41]. Les textes bibliques présentent leurs principes, qui sont en gros similaires à ceux attestés dans d'autres civilisations du Proche-Orient ancien (Babylone, Ugarit). Ce fut avant tout le cas des documents cunéiformes (tablettes et inscriptions royales) exhumés en Assyrie et en Babylonie, qui ont apporté des informations complémentaires sur l'histoire des conflits entre ces pays et Israël et Juda, sur l'Exil des Judéens à Babylone, mais aussi des parallèles littéraires avec de nombreux passages de la Bible hébraïque (le Déluge, les textes historiographiques, législatifs, les sagesses). Les fonctions de ces différentes pièces sont discutées, rien ne prouvant qu'elles aient eu une attribution unique. Les Samarita… Toutefois, cette interdiction n’aurait pas fait l'unanimité parmi les Judéens et une opposition au discours dominant se serait infiltrée dans la littérature canonique : les chapitres 40-55 du Livre d'Isaïe, le Livre de Ruth, le Livre de Jonas ou le Livre (deutérocanonique) de Judith contiennent des appels répétés, directs ou indirects au rapprochement des étrangers avec le judaïsme, voire, à convaincre le monde entier de l'accepter[98]. Ces textes sont très divers. ), véritable figure fondatrice de la royauté régnant depuis sa capitale Jérusalem, puis Salomon (970-931 ? Selon le Livre de Jérémie, les cultes « étrangers » (non-yahwistes) ont pignon sur rue dans le royaume, ce qui reflète un arrêt de la réforme de Josias, tout en étant vu comme un prélude à la chute du royaume de Juda, qui ne peut être due qu'à des fautes religieuses selon ce livre. Mais il n'y a pas pour autant de tentative d'« assyrianisation » culturelle de la région[71]. Les plus petits sites fortifiés sont des fortins où sont établies des garnisons, comme Tel Arad, Kuntillet Ajrud, Qadesh Barnéa ou Qumrân, mesurant entre une trentaine et une cinquantaine de mètres de côté, disposant de murs épais, de tours, de réservoirs à eau et de silos à grains (pour leur approvisionnement et peut-être les besoins de l'État) et dans plusieurs cas d'un espace cultuel[132]. Les Psaumes contiennent des louanges adressées à Yahweh, vantant sa grandeur, et également des supplications personnelles ou collectives adressées au Dieu dans le but d'obtenir la fin d'un malheur (maladie, famine, épidémie, exil, etc.) Ces poids portent la mention d’une valeur numérique en hiératique ou en hébreu. L'Exil à Babylone est en particulier une étape cruciale dans l'affirmation du monothéisme en créant une crise sans précédent chez les exilés. Les charges sacerdotales se transmettent de façon héréditaire, au sein d'une même lignée ayant des ascendants prestigieux selon les textes de la période post-exilique. Les Prophètes et les Écrits seraient quant à eux canonisés plus tardivement : au plus tôt à partir du IVe siècle pour les premiers, à partir du IIe siècle pour les seconds[10]. Détruit et pillé lors de la prise de Jérusalem par les Babyloniens, le temple de Yahweh à Jérusalem est reconstruit à l'époque achéménide sous la direction de Zorobabel, descendant de la Maison de David[181]. L'institution royale est présentée comme dérivant de la volonté du dieu national, Yahweh, qui choisit ceux qui doivent diriger son territoire et son peuple. À côté du système šeqel - gerah, il existe un autre système de poids. Ce dernier dispose en effet de grands domaines et d'ateliers de production pour ses propres besoins ; au niveau central, ils sont sans doute gérés par le maître du palais. Les relations entre les différentes communautés yahwistes (Judéens de Judée, Judéens de la diaspora, Samaritains) jouent aussi un rôle important, l'unité n'étant jamais de mise[36]. À l'époque romaine tardive et byzantine (IIIe-VIIe siècles), c'est devenu une ville prospère qui s'étale sur 13 d'acres, le long du rivage de la mer de Galilée et la pente modérée au nord. Certains livres bibliques sont fortement marqués par un style hymnique et poétique : le Livre des Psaumes (tĕhillîm, « Louanges ») et le Livre des Lamentations (qînôt). Dec 11, 2016 - Histoire du Christianisme. La femme doit une fidélité exclusive à son époux, et l'adultère est puni de mort. À partir du milieu des années 1980, le débat s'est porté sur la période monarchique (donc les premiers siècles du Ier millénaire), en particulier la monarchie unifiée de David et Salomon[16]. Elle semble reposer avant tout sur : l'affirmation de Yahweh comme le dieu unique de son peuple, qui sont les Judéens et aussi les descendants du royaume d'Israël avec lesquels ils formeraient une communauté unique ; le rejet du culte des autres divinités, et peut-être déjà l'affirmation de leur fausseté, donc un véritable monothéisme et non une simple monolâtrie ; la constitution d'un lieu de culte unique à Yahweh, son temple de Jérusalem, ce qui passe alors par la destruction des autres lieux de culte de son royaume[75]. Il s'agit vraisemblablement d'un dieu dont le culte est originaire des régions situées au sud de Juda (Edom, voire le Sinaï), qui aurait été adopté par les Israélites pour en faire leur divinité majeure[150]. Des oracles se trouvent dans l’Exode et surtout les Livres des Rois, sous des formes brèves, comme on en trouve dans d'autres textes du Proche-Orient ancien (des lettres citant des oracles de prophètes). D'autres passages de la Torah et des Prophètes, en particulier dans les livres des Rois, contiennent des récits relatifs à des affaires judiciaires (le jugement de Salomon, la vigne de Naboth)[114]. La réforme religieuse de Josias, unificatrice et centralisatrice autour du seul Temple de Jérusalem pour le culte du seul Yahweh, est motivée par une volonté d'unification et de centralisation de Juda et d'Israël autour du roi[174]. Damas s'est alors emparé de plusieurs régions au nord d'Israël et fait de ce dernier son vassal. Émerge alors un réseau urbain caractéristique de l'époque monarchique, dominé par les deux grandes capitales, Samarie et Jérusalem, qui s'étendent à leur maximum de cette période sur une surface de 60 hectares pour la première, et peut-être jusqu'à 75 hectares pour la seconde, ce qui leur donnerait (très approximativement) une population d'environ 15 000 habitants[64]. Les récits relatifs à la période monarchique reposen… Le reste de la population de Juda déportée est installée dans d'autres parties de la Babylonie. Cette réforme initiée par des descendants des Judéens autour du Temple de Jérusalem n'a pas effacé l'opposition traditionnelle entre Israël et Juda. Maison de Caïphe Jésus fut amené devant Caïphe (Mt 26:57–68). Il repose sur la recherche de témoignages et de preuves matérielles, parfois avec l'intervention de pratiques divinatoires ou bien d'un serment par Dieu censé garantir la sincérité de la personne qui le prononce. Les communautés locales (tribus, villages, villes) ont à leur tête un collège d'Anciens (zĕqēnîm), qui sont les chefs de familles de la localité. ), le fils de ce dernier, qui aurait dominé un vaste royaume occupant une majeure partie du Proche-Orient, allant jusqu'à l'Euphrate. Deux facteurs ont joué : des arrivées de populations étrangères en Palestine, et inversement la formation de la diaspora et sa confrontation aux traditions d'autres peuples. Les autres types d'offrandes sont des oblations de farine mélangée avec de l'huile puis brûlée sous l'autel, ainsi que des libations de vin et aussi de l'encens. mĕšalîm) court, des sortes de dictons ou d'adages, ainsi que des énigmes, qui sont pléthores dans le Livre des Proverbes. Les descendants du premier, regroupés autour du centre provincial de Samarie et de sa riche province, dirigés par le gouverneur Sanballat et ses successeurs, voient d'un mauvais œil les projets de restauration de Jérusalem et la construction de son temple auxquelles ils n'ont pas été associés. Les gouverneurs responsables des capitales Jérusalem et Samarie (śar hāʿîr) ont un rang à part. Il s'agit d'une construction rectangulaire, aux murs en briques crues et en pierre, divisée comme son nom l'indique en quatre pièces : les trois premières se trouvent après l'entrée dans un espace principal où elles sont séparées par des piliers servant à supporter le plafond et généralement reliés entre eux par un mur intérieur, de façon à former trois pièces allongées (oblongues) ; la quatrième pièce, disposée en largeur (barlongue) occupe le fond de la maison, séparée par un mur. La seconde moitié du VIIIe siècle est marquée par la constitution d'un véritable empire en Assyrie, qui passe par la mise en place d'un système de provinces gouvernées directement au lieu du seul système tributaire existant auparavant. Parmi les rituels sacrificiels, les habitants de l'Israël antique semblent avoir pratiqué le sacrifice d'enfants en bas-âge, évoqué dans la Bible qui le situe au lieu de Tophet dans la vallée de la Géhenne et dit qu'il est destiné à un dieu nommé Moloch, ce qui semble accréditer l'idée d'un lien avec le sacrifice molk des Phéniciens et Carthaginois. Les livres de Jérémie et d’Ézéchiel évoquent une cour de Sédécias déchirée entre des débats relatifs à la soumission à Babylone, reposant en partie sur des arguments religieux (quelle était la volonté de Yahweh ?). Pour un achat en magasin, merci de vérifier la disponibilité de cet article avec votre libraire CLC le plus proche. Les exploitations royales sont sans doute dirigées à partir de leurs propres centres de production et de stockage, peut-être localisés dans des forteresses, et manifestement à l'origine de certains des grands complexes de transformation de produits agricoles comme celui de Beth Shafafa. Le plus connu par le texte biblique est le temple de Yahweh à Jérusalem, construit par Salomon. Cette vision, longtemps acceptée par les historiens, n'est désormais plus suivie. Les Psaumes présentent plusieurs prières individuelles visant à demander au dieu la guérison d'un mal quelconque (maladie, calomnie, etc.) La maisonnée et la communauté villageoise (dirigée par les Anciens, qui sont les chefs des familles) sont donc les unités socio-économiques de base du monde rural. Il revêt probablement les traits d'un dieu du désert du sud de Canaan vénéré par les nomades pour sa violence de ses tempêtes et semble assimilable au dieu égyptien Seth[151]. Le premier système est basé sur le sicle (šeqel). ITURÉE. Mais on trouve des textes qui peuvent être qualifiés d'hymnes ou de poèmes dans plusieurs autres livres bibliques, comme le Livre de l'Exode, le Livre de Job ou les Prophètes[215]. Les textes égyptiens décrivant la région pour les trois siècles suivants ne mentionnent plus cette entité. J.‑C., après l'effondrement des grands empires égyptien et hittite dominant le Proche-Orient. En l'état actuel des choses, les textes de la Bible hébraïque sont les seuls « textes littéraires » qui peuvent être attribués à des écrivains de l'Israël antique. Les fils doivent hériter du patrimoine familial à la mort du père de famille ; si celui-ci n'a pas de fils, ce sont ses filles qui héritent à condition qu'elles épousent des hommes de son lignage. Avec le temps ce principe s'est complexifié avec la mise au point d'un corpus de règles que devait respecter le peuple de Yahweh pour lui prouver sa fidélité, la « Loi » (tôrāh)[152]. A. Faust propose de son côté qu'une identité commune se soit forgée chez les groupes de populations égalitaires des terres hautes à partir du XIIIe siècle av. De nombreux sceaux ont également été mis au jour, fournissant une documentation abondante pour des études prosopographiques[24].